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isabelle Grangé peinture encres 2017

isabelle Grangé peinture encres 2017
 

Eau et Granite - encre sur papier  2017

 

  


Être abstrait aujourd'hui, ne pas donner l'afflux d'images surexposées, tel est le défi. Isabelle Grangé nous oblige à nous poser pour regarder. Nous sommes à ce point de passage entre la lumière et l'ombre, encore éblouis, que nous devons attendre pour que l'oeil trouve les sentes d'une nouvelle acuité.

Terre et eau ne se dévoilent jamais réellement, séparés à la limite.
Le geste précis d'une technique volontaire pour que l'incantation ouvre l'espace : pigments de terre de Sienne, d'ocre jaune et rouge, céruse, noirs, et eau par lesquels le combat entre le minéral et l'aqueux, n'est jamais gagné.
La lumière, entre les protagonistes s'insinue et donne la dimension des forces en présence. Nous prenons alors notre mesure face à une nature qui n'est plus celle d'un paradis, tels les paysages de Barbizon ou de Courbet, les accents de Turner ou la peinture chinoise classique.
Isabelle Grangé nous invite à solliciter " in sueri " la création de nouveaux univers.

Bénédicte Chauliac


 

 


 
Isabelle Grangé peinture 2012

Après 2012 technique mixte sur toile 146x228 cm

 

 

 

 ' Une invocation du paysage "


Extrait

Isabelle Grangé ne peint pas des paysages, elle fait venir des paysages. D'où?
Aussi bien de ses propres tréfonds, des ses souvenirs, de ses rêves et autres voyages, que de ceux de la matière elle-même, de ses lois opaques, de ses denses énigmes, de ses lourds secrets. Mais ces mondes, aussi convaincants, aussi présents, ne viennent évidemment pas tout seuls. 
Il a fallu les appeler. Et il a fallu de l'énergie, du savoir, du savoir-faire, du non-savoir et du non-faire aussi, et même un peu de transe.
Isabelle Grangé suscite un monde comme un médium invoque un esprit ou un shaman son allié. Et il n'est pas d'ailleurs surprenant qu'elle soit intéressée à ces domaines, certes flous mais au combien puissants et présents de l'expérience humaine.
Probablement même est-ce là, cette approche quasi mediumnique de son travail, qui éclaire son matiérisme d'une lumière si peu matérialiste, en même temps que ses paysages d'une aura presqu'australe...

Gérard Barrière

 

 

 
Isabelle Grangé peinture 2012

Fracas 2012 tmt sur toile 89 x 146 cm

 

 

 

 

" Grangé intérieure " 

La Grotte, Adrar, Faille, Le Lac... Les titres des toiles d'Isabelle Grangé (née en 1959 à Paris) sont explicites, comme une évocation de " paysages ". Mais ils n'ont strictement rien à voir avec des vues d'après site. Non, il s'agit là de paysages intérieurs, fruits de ballade dans la matière, de circulation dans les strates, de voyages dans la couleur. Et au fil du pinceau, de découvertes d'espaces nés de la peinture elle-même, qui met en lumière tout un monde mental aux aspects d' une Autre Rive, comme le suggère encore plus précisément ce titre d'une autre toile.

Henri-François Debailleux


 

 
Isabelle Grangé peinture

Flots  2008  tm/t  73x100cm

 
Vign_blanc1
 
 
 
" Une invocation du paysage "

Extrait 

" Tremblantes stèles de lumière ou de ténèbres pures, dressées comme des reproches face à des paysages qui les mélangent.
Verticales incertaines comme souvenir d'humain...
Espaces rongés, horizons rognés sur la nuit intérieure. Ecoute des sources sombres, contemplation dans la pénombre, méditation au bord des failles.
Zozen en lisière de gouffres.

Gérard Barrière
   


 
Isabelle Grangé peinture oeuvres 2012

L'âme hors I - 2012 tm/t 195x114 cm 


 

 

" L'orient à l'oeuvre du peindre "

Extrait

La plupart des œuvres exposées ici frappent par l’obscure mise en tension de la toile dans la levée d’une éclaircie revenante, indéterminée et disséminée, d’où sourd pourtant le sobre éclat d’une aube picturale, arche d’un poindre auquel semble s’être entamé le tout de l’œuvre peinte, ces toiles en retiennent le motif, nous retiennent dans le devenir d’un matin à venir, et nous transportent ainsi dans le mouvement d’une ouverture qui, loin d’être représentée en peinture, affirme en elle l’effet propre de l’œuvre peinte. Parler ainsi, c’est bien sûr tenter de situer l’œuvre (d’en rapporter les directions au site appelé en elle) : ces toiles réservent la latitude d’une « région » à laquelle demeure l’orient du peindre. Si, à notre époque qui la nie dans l’hégémonie de la technique et de la rationalité des Lumières, ces œuvres rendent réel ce qui n’a devenir que dans le re-souvenir d’une telle « région », c’est qu’en elles celle-ci atteint, en peinture, le littoral d’un espace mnémonique. Autre rive. Certes. Mais l’éclaircie que ces toiles apportent nous arrive-t-elle de moins loin ? Re-jaillissant, en elles, non comme ratio de clarté lumineuse, mais comme effet de spatialisation, éclaircie spatialisante plus qu’éclairante, mise en chemin, levée, venue — ces toiles espacent et non pas représentent, ou plutôt ne re-présentent pas sans espacer, une aube reste à poindre d’elles, elles donnent lieu d’une mise-en-monde à la pointe de la touche d’un geste et non pas renouent le trait d’un « dessein » à la lumière de ce qui se conçoit. L’éclaircie y est don d’espacement, amplitude — spatialisation sans détermination d’origine ni de lieu, sans fondement, non ad locum, non à un lieu : spatialisation élémentaire d’un pur Levant .


 Jean-Pierre Loeb

   

 



 
Isabelle Grangé peinture 2012

L'âme-hors II - 2012 tm/t 195x114 cm 


 

 

" Nature - Nature " 

Isabelle Grangé ne s'intéresse qu'aux limites. Paysages imaginaires d'un monde encore naissant sans humain mais où les légendes pourraient se réaliser ou donner ce monde dans lequel on vit. Rien n'est décidé. Le travail se fait à plat : l'eau coule, s'évapore et dépose les pigments. Lente alchimie qui a fait émerger il y a des millions d'années les premières terres d'un océan primordial.

Jean-Yves Mesguich

  

 
Isabelle Grangé peinture 2006

Hautes Terres 2006 tm/t 81x100cm

 


 

" Voyages imaginaires " 

La lumière. C'est  l'obsession paradoxale d'Isabelle Grangé.
Cette jeune artiste a appris à peindre en étudiant Rembrant et Turner.
Mais elle a aussi compris les messages de Zao Wouki, de Gerhardt Richter, de Mark Rothko, grands maîtres contemporains des subtilités lumineuses.
Conçues dans des tons bruns ou bleutés ( terre, ciel) ses toiles finissent par exploser en noirs profonds, sous lesquels des clartés percent, sous-jacentes, vibrantes.
Ses tableaux sont des navires fous pour les voyages les plus fertiles de l'imagination.

Jacques Bouzerand

 

 

 
Isabelle Grangé peinture

Bleue A 2007 tm/t 195x114cm

 

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